Focus sur le disque Vaguement Godard de Stéphan Oliva (Illusions 2013)

Il y a eu Ghosts of Bernard Herrmann en 2007, puis Film Noir en 2010. Puis on s’est dit qu’on aimerait bien en faire encore un dernier. Un dernier ? Vraiment ? Oui, comme pour clore une trilogie. Ah ! mais quoi ? D’abord, mais après avoir jeté plein d’idées, nous voilà partis sur la Nouvelle Vague. On a travaillé quelques mois. Mais ça ne collait pas vraiment. Étonnamment, c’était trop disparate. Ou alors on n’a pas trouvé le truc. Bien sûr Godard était là. Avec nous.
Puis, l’insidieux, il s’est imposé de lui-même. La voilà la trilogie: un musicien de cinéma, un genre cinématographique, un cinéaste. (Philippe Ghielmetti, label Illusions)

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La playlist

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5ème émission de novembre 2013 (du 25 novembre au 1er décembre)

oliva trilogie

Focus sur le disque VAGUEMENT GODARD de STEPHAN OLIVA (Illusions 2013)

« Il y a eu Ghosts of Bernard Herrmann en 2007, puis Film Noir en 2010. Puis on s’est dit qu’on aimerait bien en faire encore un dernier. Un dernier ? Vraiment ? Oui, comme pour clore une trilogie. Ah ! mais quoi ? D’abord, mais après avoir jeté plein d’idées, nous voilà partis sur la Nouvelle Vague. On a travaillé quelques mois. Mais ça ne collait pas vraiment. Étonnamment, c’était trop disparate. Ou alors on n’a pas trouvé le truc. Bien sûr Godard était là. Avec nous.
Puis, l’insidieux, il s’est imposé de lui-même. La voilà la trilogie: un musicien de cinéma, un genre cinématographique, un cinéaste. » (Philippe Ghielmetti, label Illusions)

 

STEPHAN OLIVA. VAGUEMENT GODARD (Ilusions 2013)

Blues chez le bougnat – 2’25 »

Les carabiniers – 1963 – Michel Legrand

STEPHAN OLIVA. GHOSTS OF BERNARD HERRMANN (Illusions 2007)

Nocturne – Andante cantabile – 4’50 »

The Ghost of Mrs Muir – Joseph Mankiewicz – 1947

STEPHAN OLIVA. GHOSTS OF BERNARD HERRMANN (Illusions 2007)

Psycho suite – 7’40 »

Psycho – Alfred Hitchcock – 1960

STEPHAN OLIVA. FILM NOIR (Illusions 2010)

Odds against tomorrow – John Lewis – 3’30 »

Robert Wise – 1959

STEPHAN OLIVA. FILM NOIR (Illusions 2010)

The night of the hunter – Walter Schumann – 3’30 »

Charles Laughton – 1955

STEPHAN OLIVA. VAGUEMENT GODARD (Ilusions 2013)

Vivre sa vie – 4’50 »

Vivre sa vie – 1962 – Michel Legrand

STEPHAN OLIVA. VAGUEMENT GODARD (Ilusions 2013)

Ferdinand – 3’45 »

Pierrot le Fou – 1965 – Antoine Duhamel

STEPHAN OLIVA. VAGUEMENT GODARD (Ilusions 2013)

Ouverture Camille – 5’20 »

Le Mépris – 1963 – Georges Delerue

Vaguement Godard par Stephan Oliva (Illusions 2013) – teaser

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3ème émission de novembre 2013 (du 11 au 17 novembre)

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Focus sur le disque VIRACOCHAS de JEAN-MARC FOLTZ (Vision Fugitive 2013)

« Au moment où j’imaginais ce répertoire, je préparais un voyage en Amérique latine qui devait me conduire sur le chemin de l’incaQhapaq Nan – jusqu’aux ruines de Tiahuanaco. Dans la perspective de ce périple, je m’étais plongé dans une lecture passionnée de du récit d’Henri Gougaud Les sept plumes de l’aigle. La mystique chamanique et les mystères des hauts-plateaux andins racontés dans ce livre magnifique m’ont inspiré une trame et donné un souffle… » Jean-Marc Foltz

 

CHRISTOPHE MARGUET SEXTET. CONSTELLATION (Abalone 2013)

Last Song (3’30’’)

SEBASTIEN BOISSEAU & MATTHIEU DONARIER. WOOD (Yolk 2013)

Lonyay Utca (3’05’’)

 JEAN MARC FOLTZ. VIRACOCHAS (Vision Fugitive 2013)

Kalasasaya (du soleil) (3’35’’)

 ALDO ROMANO – LOUIS SCLAVIS – HENRI TEXIER. Carnet de Routes (Label Bleu 1994)

Bororo Dance (6’45’’)

 HENRI TEXIER STRADA SEXTET. (V)IVRE (Label Bleu 2004)

Decent Revolt (4’30’’)

 JEAN MARC FOLTZ. VIRACOCHAS (Vision Fugitive 2013)

Qhapaq Nan (des chemins) (4’50’’)

 STEPHAN OLIVA. MIROIRS (Minium 2006)

Lonnie’s Lament (avec Jean-Marc Foltz) (5’05’’)

 JEAN-MARC FOLTZ & STEPHAN OLIVA. VISIONS FUGITIVES (Vision Fugitive 2012)

Naima (5’20’’)

 JEAN MARC FOLTZ. VIRACOCHAS (Vision Fugitive 2013)

Machu Picchu (des mémoires) (7’15’’)

 

Playlist du 17 mai 2013

PROGRAMMATION DU 3ème JAZZ A PART FESTIVAL

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JEUDI 23 MAI // 20H30 // ABBATIALE SAINT- OUEN // ROUEN

DIDIER PETIT (violoncelle solo)

>>> LA TOUR DE BABEL (Didier Petit. Don’t Explain. Buda Musique 2009) – 4’00’’

SAMEDI 25 MAI // 20H00 // CINEMA OMNIA REPUBLIQUE // ROUEN

STEPHAN OLIVA (piano solo)

suivi de la projection de VERTIGO (Sueurs froides, Alfred Hitchcock, 1958)

>>> VERTIGO SUITE (Stéphan Oliva. Lives Of Bernard Herrmann. SansBruit 2010) – 15’40’’

JEUDI 30 MAI // 20H30 // CLUB LE 106 // ROUEN

FAMOUDOU DON MOYE – SONNY SIMMONS DUO

Famoudou Don Moye (batterie et percussions) / Sonny Simmons (saxophone alto et cor anglais)

>>> SANGAREDI (Art Ensemble Of Chicago. Tribute To Lester. ECM 2003) – 7’40’’

>>> CONGO CALL (Prince Lasha Quintet feat. Sonny Simmons. The Cry!. Contemporary 1962) – 5’05’’

JACQUES COURSIL TRIO

Jacques Coursil (trompette) / Benjamin Duboc (contrebasse) / Didier Lasserre (batterie)

>>> TAGALOO GEORGIA (Jacques Coursil. Trail Of Tears. Emarcy 2010) – 4’45’’

VENDREDI 31 MAI // 18H00 // GALERIE PHOTO DU PÔLE IMAGE// ROUEN

DIDIER LASSERRE (cymbale et tambour – solo)

>>> AU DÉPART, LES OISEAUX (Free Unfold Trio. Ballades. Ayler Records 2009)  - 7’50’’

Jazz A Part Festival – Rouen – 23 au 31 mai 2013

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>>> JEUDI 23 MAI 2013 – ABBATIALE SAINT OUEN – Rouen – 10 €

Concert de DIDIER PETIT (violoncelle solo)

>>> SAMEDI 25 MAI 2013 à 20H00- Cinéma OMNIA – Rouen – 10 €

Concert  de STEPHAN OLIVA (piano solo)

suivi de la projection de VERTIGO (Sueurs froides, Alfred Hitchcock, 1958)

>>> JEUDI 30 MAI 2013 à 20H30 -  LE 106 – Rouen – 17 €

FAMOUDOU DON MOYE – SONNY SIMMONS DUO

Famoudou Don Moye (batterie et percussions) / Sonny Simmons (saxophone alto et cor anglais)

JACQUES COURSIL TRIO

Jacques Coursil (trompette) / Benjamin Duboc (contrebasse) / Didier Lasserre (batterie)

>>> VENDREDI 31 MAI 2013 à 18H00- Galerie photo du Pôle Image  – Rouen – Entrée libre

Concert de DIDIER LASSERRE (cymbale et tambour – solo)

Playlist du 28 décembre 2012

HISTOIRE ET ACTUALITÉ DU JAZZ + FOCUS SUR LE LABEL « VISION FUGITIVE »

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WATERSHED. Watershed (Rogue Art 2012)

Prayer For Wadud (6’45’’)

WATERSHED. Watershed (Rogue Art 2012)

La Voce De La Luna (11’25’’)

NICOLE MITCHELL’S BLACK EARTH STRINGS. Renegades (Delmark 2009)

By My Own Grace (5’25’’)

DENIS FOURNIER 4TET+. La Conférence Des Oiseaux (Rude Awakening 2010)

Crissement d’Aile (2’20’’)

DAVID HOLLAND QUARTET. Conference Of The Birds (ECM 1973)

Conference Of The Birds (4’30’’)

JEAN-MARC FOLTZ & STEPHAN OLIVA. Visions Fugitives (Vision Fugitive 2012)

Naima (5’05’’)

PHILIPPE MOURATOGLOU.Steady Rollin’ Man (Vision Fugitive 2012)

Come On In My Kitchen (7’35’’)

JEAN-MARC FOLTZ & STEPHAN OLIVA. Visions Fugitives (Vision Fugitive 2012)

Adage (3’10’’)

Liens pour aller plus loin, et acheter les disques !

WATERSHED

VISION FUGITIVE

Le piano en noir et blanc d’Oliva

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Vendredi 29 avril 2011:

« LE FILM NOIR » et « AFTER NOIR », DEUX DISQUES DU PIANISTE FRANCAIS STEPHAN OLIVA

Stephan Oliva, après deux disques consacrés à la musique du compositeur Bernard Hermann, continue de creuser sa passion du cinéma. Ici, c’est au film noir que Stephan Oliva, toujours seul au piano, consacre deux disques. Le premier, « Le film noir », paraît sur le label Illusions et s’articule autour de variations écrites à partir de grands thèmes de films noirs. Le second, « After noir », disponible en téléchargement sur le label Sans Bruit, est constitué d’une suite d’improvisations, inspirées au pianiste par les grands acteurs (et actrices) du genre. Au final, deux grands disques, d’ombre et de lumière.

Stephan Oliva – Lives of Bernard Herrmann

d_Bernard-HerrmannStephan Oliva
Lives of Bernard Herrmann
Sans Bruit 2010

Après « Ghosts of Bernard Herrmann » paru en 2007 sur le label Illusions, voici la suite de l’exploration en solitaire par le pianiste Stéphan Oliva, mais cette fois ci en public, de l’œuvre du compositeur de musiques de films Bernard Herrmann.

Fidèle à celui-ci, Oliva développe un discours qui emprunte tant à la tradition romantique de Liszt et Debussy pour les climats recueillis (« Citizen Kane ») qu’aux explorations de la musique sérielle pour les mélodies comme esquissées et dévoilées par petites touches successives (« Sisters »). Aussi, Oliva use des ostinatos, des fulgurances dissonantes et du minimalisme qui faisaient la marque du maître.

Orson Welles, Henry Hathaway, Alfred Hitchcock comme plus tard François Truffaut, Brian De Palma ou encore Martin Scorsese se sont tous, occasionnellement ou régulièrement, appuyés sur la musique composée par Bernard Herrmann pour mettre en scène leur vision hantée et angoissée du monde. Ici, le silence est nuit, les notes solitudes et les mains du pianiste semblent dialoguer comme se répondent au cinéma champ et hors champ : de la présence menaçante de ce dernier naîtra le suspense.

La solitude d’Oliva incarne en un geste contemporain la solitude des deux personnages hitchcockiens (Scottie et Norman Bates) que font inévitablement renaître les deux pièces centrales du disque que sont Vertigo et Psycho, deux films malades qui déclinent la figure de la spirale (le chignon de Madeleine dans Vertigo, la bonde de la douche dans Psycho). La spirale, leitmotiv cinématographique devient ici source d’inspiration musicale : Oliva tourne autour de la mélodie, s’en approche pour ensuite prendre ses distances. La musique est comme aspirée, siphonnée ; elle se vide pour ne laisser apparaître que les os. Les improvisations du pianiste resserrent plutôt qu’elles n’élargissent le spectre. Nous est alors proposé ici un art de l’économie, de la nudité, du dépouillement, qui fait naître le mystère et le malaise, comme le crépuscule, en chassant petit à petit le jour, installe la nuit.

A l’instar de l’incapacité de Scottie et Norman à vivre dans un présent qui se serait affranchi du passé (en l’occurrence des figures féminines de l’Amante et de la Mère), la musique d’Oliva ne peut s’épanouir que dans les réminiscences à la fois de la musique d’Herrmann et des images suscitées par elle. Du compositeur américain, l’œuvre et son esprit (ses fantômes ?) sont ici justement, intimement revisités, de sa première musique de film (Citizen Kane) à sa toute dernière, achevée la veille de sa mort (Taxi Driver), pour laquelle Bernard Herrmann utilisait pour la première fois le matériau du jazz. Alors, Oliva de reprendre les choses là où le maître les avait laissées.

Stéphan Oliva : Lives of Bernard Herrmann (Sans Bruit)
Enregistrement : 2009. Edition : 2010.
CD : 01/ Ouverture / Xanadu 02/ La Chiesa San Miniato Al Monte 03/ Prelude 04/ Vertigo Suite 05/ Sister’s Nightmare 06/ The Birthday 07/ Radar / Space Control 08/ Prelude / The Road / The Bedroom 09/ Spies of Fear 10/ Prelude

L’univers poétique et rigoureux de Stephan Oliva

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Vendredi 17 septembre 2010:

FOCUS SUR LE PIANISTE STEPHAN OLIVA

La première partie de cette émission sera l’occasion de (re)découvrir quelques bons souvenirs musicaux. Puis, en sa deuxième partie, Jazz A Part jouera la musique du pianiste Stephan Oliva. Depuis le début des années 90, il faut compter avec ce musicien exceptionnel, qui sait comme personne développer « un univers poétique et rigoureux, sensuel et abstrait » comme le soulignait le critique Bernard Loupias. Stephan Oliva affectionne particulièrement les formations réduites, voire très réduites puisqu’il excelle également en solo ! C’est en solo, justement, qu’est son dernier disque « Lives of Bernard Herrmann », témoignage d’un concert où il reprenait les morceaux du compositeur de musiques de films Bernard Herrmann.