12 mai
2012

Histoire et actualité du jazz + Focus sur Gianni Lenoci

« Actif dans la jazzosphère italienne depuis les années 90, il a abondamment enregistré en sideman, mais aussi en leader, avec des improvisateurs italiens et aux côtés de jazzmen étrangers (Steve Lacy, Don Moye, Joëlle Léandre, Carlos Zingaro, John Tchicai…). En 2010, à Paris, il fait merveille au sein du quartette de Steve Potts. » Voici quelques mots extraits de la notice écrite par Philippe Carles au sujet de Gianni Lenoci dans le Nouveau Dictionnaire du Jazz. Les  sensibilités multiples de Lenoci (jazz, free jazz, musique contemporaine, improvisation, blues…) seront les invitées de Jazz A Part.

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12 mai
2012

Playlist du 11 mai 2012

HISTOIRE ET ACTUALITE DU JAZZ + FOCUS SUR LE PIANISTE ITALIEN GIANNI LENOCI

reciprocal uncles

SYLVAIN GUERINEAU – DIDIER LASSERRE – JEAN ROUGIER.

LIGNE (Improvising beings 2012)

Cîme (4’45’’) – 2011

THE LOUIE BELOGENIS TRIO. TIRESIAS (Porter records 2011)

Alabama (5’00’’) – 2008

ALBERT AYLER. SPIRITS REJOICE (ESP-Disk  1965)

Angels (5’30’’) – 1965

THE BYARD LANCASTER UNIT.

LIVE AT MACALESTER COLLEGE (Dogtown records 1972 / Porter records 2008)

Last summer (3’15’’) – 1971

WILDFLOWERS. LOFT JAZZ NEW YORK 1976 (Douglas: 1976)

Over the rainbow (5’45’’) – 1976

GIANNI LENOCI 4TET feat. WILLIAM PARKER.

SECRET GARDEN (Silta records 2011)

Mbira (17’00’’) – 2010

GIANNI LENOCI HOCUS POCUS 3 with STEVE POTTS.

BUCKET OF BLOOD (Silta records 2011)

Waltz for Steve Potts (9’45’’) – 2009

GIANNI LENOCI & GIANNI MIMMO. RECIPROCAL UNCLES (Amirani records 2010)

Brain prelude (3’00’’) – 2009


5 mai
2012

Hommage au batteur américain Denis Charles (1933-1998)

Né dans les Antilles (à Sainte Croix dans les Iles Vierges), Denis grandit au sein d’une famille mélomane qui compte de nombreux joueurs de congas. Quand il a 16 ans, sa mère s’installe à Harlem, New York. Denis y apprend la batterie, avec pour modèle Art Blakey. Il jouera ensuite dans des orchestres de calypso, qu’il ne délaissera pas lorsqu’il commencera d’accompagner le pianiste Cecil Taylor. Alors commence pour Denis une série de rencontres déterminantes, et de fidélités, avec de nombreux musiciens du jazz d’avant-garde (Don Cherry ou Steve Lacy dans les 60’s, Frank Lowe ou Billy Bang dans les 80’s…) aux côtés desquels il tissait de multiples liens avec les racines africaines et percussives du jazz.

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4 mai
2012

Playlist du 4 mai 2012

HOMMAGE AU PERCUSSIONNISTE AMÉRICAIN

DENIS CHARLES (4 décembre 1933 – 25 mars 1998)

outlaws-in-jazz

STEVE LACY. SOPRANO SAX (Prestige 1958)

Rocking in rhythm – 1957 – 4’10’’

THE CECIL TAYLOR QUARTET. LOOKING AHEAD ! (Contemporary 1959)

African violets – 1958 – 5’10’’

WILBUR MORRIS TRIO. COLLECTIVE IMPROVISATIONS (Bleu Regard 1994)

Two fives for a dime – 1981 – 7’45’’

BILLY BANG QUARTET. VALVE N°10 (Soul Note 1991)

P.M. – 1988 – 5’40’’

DENIS CHARLES TRIANGLE. QUEEN MARY (Silkheart 1989)

Bass space – 1989 – 4’20’’

ROB BROWN TRIO.BREATH RHYME (Silkheart 1991)

The light – 4’45’’ – 1989

DAUNIK LAZRO / JAC BERROCAL / DIDIER LEVALLET / DENIS CHARLES.

OUTLAWS IN JAZZ (Bleu Regard 1994)

3 wishes / East River – 1993 – 4’00’’

BERNARD SANTACRUZ / FRANK LOWE / DENIS CHARLES.

AFTER THE DEMON’S LEAVING (AA 1997)

Fight Song n°1 – 6’00’’ – 1996

DENIS CHARLES / REMI CHARMASSON / BERNARD SANTACRUZ.

A SCREAM FOR CHARLES TYLER (Bleu Regard  1992)

Arkah – 4’00’’ – 1992


3 mai
2012

Les racines africaines et percussives du jazz

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Vendredi 4 mai 2012 – de 20h00 à 21h00 :

HOMMAGE AU BATTEUR AMERICAIN DENIS CHARLES (1933 – 1998)

Né dans les Antilles (à Sainte Croix dans les Iles Vierges), Denis grandit au sein d’une famille mélomane qui compte de nombreux joueurs de congas. Quand il a 16 ans, sa mère s’installe à Harlem, New York. Denis y apprend la batterie, avec pour modèle Art Blakey. Il jouera ensuite dans des orchestres de calypso, qu’il ne délaissera pas lorsqu’il commencera d’accompagner le pianiste Cecil Taylor. Alors commence pour Denis une série de rencontres déterminantes, et de fidélités, avec de nombreux musiciens du jazz d’avant-garde (Don Cherry ou Steve Lacy dans les 60’s, Frank Lowe ou Billy Bang dans les 80’s…) aux côtés desquels il tissait de multiples liens avec les racines africaines et percussives du jazz.

29 avr
2012

Benjamin Duboc « Primare Cantus »

Benjamin Duboc

Primare Cantus

Ayler Records 2011

Benjamin Duboc pirmare cantus

A Benjamin Duboc, artiste régulier du label, Ayler Records offre la belle opportunité de développer ses conceptions musicales sur la longueur. Primare Cantus se présente donc en un coffret de trois disques, chacun présentant le contrebassiste en contextes différents.

D’abord, il faut souligner l’ambition du projet et sa belle démesure. Ensuite, déjà dire que le résultat est impressionnant, pour qui choisira de s’attarder en compagnie d’une musique qui ne s’offre qu’à l’auditeur qui s’y plonge totalement. Cette immersion en eaux profondes commence doucement, progressivement, en une longue pièce à la contrebasse solo, Primare Cantus, qui occupe tout le disque premier, et qui donnera son nom à l’’ensemble du projet.

La respiration, le battement, le souffle de la contrebasse dans cette première et longue pièce captive tout le long de ses 42 minutes en un voyage presque immobile. La musique y est jouée sur le cordier de la contrebasse, à l’archet, et explore ainsi le registre le plus grave de cet instrument grave. Elle se déplace lentement, par infimes variations, par petites touches qui créent un sentiment d’engourdissement et de fascination.

Sur le second disque, la contrebasse de Duboc, qui si elle n’est plus seule n’en demeure pas moins centrale, se fait tendrement envelopper jusque dans ses dissonances par le saxophone ténor de Sylvain Guérineau, les saxophones ténor et  baryton de Jean-Luc Petit ou les percussions de Didier Lasserre. Les 10 pièces, toutes jouées en duo, qui figurent sur ce deuxième disque font surgir de bien contrastés univers. Ses trois compagnons offrent à Benjamin Duboc un miroir aux propres étendues parcourues par les cordes insatiables de sa contrebasse. Avec l’improvisation comme ligne d’horizon sont foulées les pistes accidentées du free jazz (en particulier quand Duboc converse avec Guérineau) et les surfaces planes et légèrement ondoyantes découvertes sous l’impulsion patiente de la cymbale et du tambour de Lasserre. Cette pièce centrale, ces dix poings libres et resserrés offrent les plus beaux moments de Primare Cantus (Après la neige avec Petit et Après la sève avec Lasserre, pour n’en citer que deux,  sont magnifiques).

Le disque qui clôt cette trilogie continue de mener le même travail attentif et passionné de révélation de l’intime matière sonore. Ici, trois titres. Une longue pièce en duo avec Pascal Battus et ses micros de guitare (Un Nu, intense, orageuse), une autre, tout aussi longue, en trio (Garabagne, extraordinaire montée en puissance et autre moment de grâce du coffret ! – sur laquelle Duboc est accompagné de la pianiste Sophie Agnel et du trompettiste Christian Pruvost) et enchâssé entre les deux un court « field recording ». A savoir l’enregistrement brut de feuilles agitées par le vent, qui prend tout sens et relief ici. Car chez Duboc, le son de la contrebasse se mêle à celui de son propre souffle, les instruments se révèlent autant par les notes jouées que par l’air vibré. Chez Duboc, la musicalité se niche partout, et les musiciens et leurs instruments ne sont que des médiums de cette musique. Cette courte pièce, Chêne, nous rappelle à la dimension quasi chamanique de la musique jouée lors des trois disques.

Le disque refermé, la musique est toujours là.

21 avr
2012

Hommage à Julian « Cannonball » Adderley

Mort prématurément en 1975 à l’âge de 46 ans, Julian Cannonball Adderley reste bien vif en nos mémoires. Quand il commence à se produire à New York en 1955, Charlie Parker vient de mourir et, très vite, Cannonball est surnommé le « nouveau Bird ».Mais i saura imposer son propre son, plus funky que celui de Parker, incarné de belle manière en cette seconde partie des années 50 par le 5tet (parfois 6tet) qu’il mène avec son jeune frère trompettiste Nat Adderley. Sa trajectoire s’accélère encore quand, en 1959, Miles Davis le convie à venir jouer lors des sessions de son disque historique Kind of Blue. Alors, Cannonball était lancé…

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21 avr
2012

Playlist du 20 avril 2012

HOMMAGE A JULIAN « CANNONBALL » ADDERLEY


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Cannonball Adderley. Presenting Cannonball Adderley (Savoy 1955)

A little taste (5’10’’ – Cannonball Adderley)

Cannonball Adderley: alto sax – Nat Adderley: cornet – Hank Jones: piano – Paul Chambers: bass – Kenny Clarke: drums

Cannonball Adderley. Something Else (Blue Note 1958)

Love for sale (7’00’’ – Cole Porter)

Cannonball Adderley: alto sax – Miles Davis: trumpet – Hank Jones: piano – Sam Jones: bass – Art Blakey: drums

Cannonball Adderley. Cannonball Adderley Quintet in Chicago (Mercury 1959)

Wabash (5’45’’ – Cannonball Adderley)

Cannonball Adderley: alto sax – John Coltrane: tenor sax – Winton Kelly: piano – Paul Chambers: bass – Jimmy Cobb: drums

Miles Davis. Kind of Blue (Columbia 1959)

So what (9’20’’ – Miles Davis)

Miles Davis: trumpet – Cannonball Adderley: alto sax – John Coltrane: tenor sax – Bill Evans: pianoPaul Chambers: bass – Jimmy Cobb: drums

Cannonball Adderley Quintet. Them Dirty Blues (Riverside 1960)

Work song (5’00’’ – Nat Adderley)

Cannonball Adderley: alto sax – Nat Adderley: cornet – Barry Harris: piano – Sam Jones: bass – Louis Hayes: drums

Cannonball Adderley Sextet. In New York (Riverside 1962)

Syn-Anthesia (7’00’’ – Yusef Lateef)

Cannonball Adderley: alto sax – Nat Adderley: cornet – Yusef Lateef: tenor sax, flute, oboe – Joe Zawinul: piano – Sam Jones: bass – Louis Hayes: drums

Cannonball Adderley Quintet. Mercy, mercy, mercy! – Live at the “Club” (Capitol 1966)

Games (7’15’’ – Nat Adderley)

Cannonball Adderley: alto sax – Nat Adderley: cornet – Joe Zawinul: piano – Victor Gaskin: bass – Roy McCurdy: drums

20 avr
2012

Le météore Cannonball Adderley

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Vendredi 20 avril 2012:

GRAND ANGLE SUR LE SAXOPHONISTE ALTO JULIAN « CANNONBALL » ADDERLEY

Mort prématurément en 1975 à l’âge de 46 ans, Julian Cannonball Adderley reste bien vif en nos mémoires. Quand il commence à se produire à New York en 1955, Charlie Parker vient de mourir et, très vite, Cannonball est surnommé le « nouveau Bird ».Mais i saura imposer son propre son, plus funky que celui de Parker, incarné de belle manière en cette seconde partie des années 50 par le 5tet (parfois 6tet) qu’il mène avec son jeune frère trompettiste Nat Adderley. Sa trajectoire s’accélère encore quand, en 1959, Miles Davis le convie à venir jouer lors des sessions de son disque historique Kind of Blue. Alors, Cannonball était lancé…

14 avr
2012

Histoire et actualité du jazz + Focus sur Steve Potts

Depuis 1970, Steve Potts vit à Paris, ce qui fait de lui un musicien présent sur tous les fronts : européen et américain. Durant 30 ans, Potts fit partie des groupes de Steve Lacy et grava avec lui près de 30 disques. Leurs deux univers demeurent, forcément, très liés. Au soprano, à l’alto ou au ténor, Potts multiplie les collaborations avec de nombreux musiciens de la scène européenne, comme vient nous le rappeler le superbe disque que le saxophoniste américain et Gianni Lenoci, pianiste italien, viennent de sortir sur le label Slita records, Bucket of Blood.

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